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{mosimage} Un entretien accordé par Hassan El Mansouri, fondateur du portail marocoffshore.net, au journal électronique emarrakech.info.
Un projet Offshore met en relation des personnes qui n’ont pas la même culture managériale. La première chose à faire est donc d’uniformiser les processus afin de fluidifier la communication dans un cadre managérial basé sur le principe de l’entreprise étendue.
Comment défissez-vous l'Offshore ?
L’Offshore consiste pour une entreprise, généralement dans un pays développé, à sous-traiter une partie de son activité à un partenaire étranger ou à une nouvelle entité créée pour l’occasion, généralement dans un des pays dits "à bas coûts". L’entreprise garde le savoir-faire intrinsèquement liés à son métier et le monopole de son carnet d’ordres.
Que répondez-vous si on vous annonçait que le contrôle d'une relation Offshore est coûteux ?
Il n’y a pas de relation de cause à effet. Certaines entreprises françaises ont essuyé de lourdes pertes en Inde car elles pensaient qu’il suffisait de passer commande et contrôler leurs entités indiennes à partir des bureaux parisiens pour réaliser des économies.
Un projet Offshore met en relation des personnes qui n’ont pas la même culture managériale. La première chose à faire est donc d’uniformiser les processus afin de fluidifier la communication dans un cadre managérial basé sur le principe de l’entreprise étendue. Ce principe bannit les frontières géographiques et transcende les structures organisationnelles. Il permet aux équipes de collaborer ensemble, d’une façon intégrée, quelle que soit leur localisation dans le monde. Cette collaboration va au delà des simples échanges d’informations, pour se faire dans le cadre d’un travail coopératif. Un tel travail implique nécessairement le partage des ressources. C’est une condition sine qua non de la réussite d’un projet Offshore.
Le Maroc selon vous est-il bien prêt à ce genre d’entreprenariat ?
Le système marocain d’entreprenariat est encore patriarcal et manque de rigueur. Et de l’avis de beaucoup d’entreprises internationales qui ont déjà tenté l’expérience marocaine, les marocains sont d’excellents techniciens, mais de mauvais managers et de piètres communicateurs. Mais faut-il leur en vouloir pour autant ? Je ne pense pas. La perception des affaires par les entrepreneurs marocains est le fruit d’un contenu pédagogique trop académique, où l’entreprise brille par son absence.
Repenser l’entreprenariat marocain est donc nécessaire. Cela passe par un travail en amont. Le Maroc dispense des formations théoriquement de qualité. Il faut remodeler et enrichir ces formations afin de cesser de ne produire que des techniciens et des demandeurs d’emplois mais également des créateurs de richesses et d’emplois, qui aiment entreprendre et prendre du risque, décomplexés et qui ne sont pas "frileux" pour s’attaquer aux marchés étrangers. Le cas de la Royal Air Maroc et de Maroc Telecom n’est pas représentatif.
Une mise à niveau de l’entreprise marocaine est également nécessaire. L’Etat doit y jouer un rôle très important. En France par exemple, les entreprises qui le souhaitent peuvent bénéficier dans des conditions très avantageuses des cycles de formation en management, en marketing international et en manipulation de l’outil informatique.
Quel est le but de ce nouveau Portail dans un domaine aussi spécialisé que celui de l’Offshoring ?
Le but de notre Portail est d’offrir des services à l’entreprise qui gravitent autours des besoins des entreprises internationales à la recherche des partenaires au Maroc ou tout simplement souhaitant s’y délocaliser. Nous essayons de porter des réponses aux questions que ces entreprises se posent. Cela peut se faire à travers la publication des appels d’offres, la recherche des compétences ou la consultation des offres de location des bureaux équipés avec services.
Quelles sont vos ambitions ?
Nous sommes très optimistes et très confiants dans l’avenir du Maroc. Le Maroc est entrain de se découvrir un nouveau visage. Il est désormais au cœur de la mondialisation.
Aujourd’hui, son image de marque évolue, le faisant passer du statut d’un pays "sympathique" où l’on peut bronzer, à celui d’un pays où l’on peut également faire des affaires et gagner de l’argent. Le chemin n’est pas encore tout à fait balisé, mais chaque jour nous porte son lot d’éclairage. Notre souhait est d’avoir la possibilité d’accompagner cette dynamique qui ne peut pas se faire sans l’adhésion des entreprises marocaines et les acteurs locaux à notre projet pour qu’il soit le leur. Cela nous conforterait dans nos choix et nous encouragerait pour proposer davantage de services et de contribuer, à notre façon, au rayonnement économique du Maroc dans le Monde.
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